La grande plaine fut le lieu de rencontre entre le peuple des falaises et le peuple des forĂȘts. Le premier Ă©tait proche des animaux qui volent et qui courent. Les membres de ce clan montaient de gigantesques aigles ou des chevaux sauvages. Le feu et lâair Ă©taient leurs Ă©lĂ©ments. Leur peau Ă©tait claire et leurs yeux cristallins. Difficile de ne pas les voir et les admirer. Ils vivaient dans des citĂ©s de pierres et ils avaient la tĂȘte dans les Ă©toiles. Lâautre peuple conversait avec les animaux qui rampent et ceux qui nagent. Dans cette tribu, on charmait les serpents et on dansait avec les dauphins. Ils Ă©taient maĂźtres de lâeau et de la terre. Leur peau sombre mettait en valeur la profondeur de leur regard. Conteurs hors pair, ils fascinaient. Leurs villes Ă©taient de bois sculptĂ© et leurs navires leur permettaient dâexplorer les ocĂ©ans. Un jour, pour des raisons que jâignore et que la femme-sage ne me transmet pas, un homme des falaises descendit des montagnes, et traversa les immenses plaines rocheuses jusquâĂ lâorĂ©e de la forĂȘt. Il fĂ»t accueilli et soignĂ© par le peuple des forĂȘts. Puis il repartit, accompagnĂ© dâune femme. Ensemble, ils sâinstallĂšrent dans les plaines. En partageant leurs savoirs, ils sâadaptĂšrent Ă leur nouveau mode de vie. De leur amour naquĂźt une fille, ma premiĂšre vie incarnĂ©e. Dâautres les rejoignirent, crĂ©ant une communautĂ© nomade. Le temps a passĂ©, les gĂ©nĂ©rations se sont succĂ©dĂ©es. La femme-sage qui est mon arriĂšre-arriĂšre-arriĂšre-petite-fille, a vu Voir plus