Hautes de plus de deux mètres, les créatures ressemblaient à une fusion chimérique. En termes de composition et de proportion, la partie supérieure de leur anatomie restait grossièrement proche des humains. Mais les similitudes s'arrêtaient là . Une tête oblongue et ovale, dépourvue d'yeux et n'ayant pour oreilles que deux fentes, basculait doucement de gauche à droite. Une gueule pareille à celle d'une lamproie s'ouvrait et se refermait par intermittence, dévoilant de fines dents aiguisées. Semblable à de la chitine, une sorte de carapace noire protégeait le torse et l'abdomen des fomoires. Il en était de même pour leurs épaules, où cette armure naturelle prenait l'apparence de spallières. Des excroissances partaient de ces dernières et rappelaient les brises lames destinées à protéger le cou des chevaliers. Leurs bras, au nombre de deux, évoquaient grossièrement les pattes ravisseuses des mantes religieuses, et se terminaient par des mains aux doigts crochus et aux griffes acérées. L'abdomen des fomoires se prolongeait en une puissante queue ophidienne. Celle-ci se terminait par une lame osseuse aussi longue qu'une dague. Des écailles d'un gris pâle recouvraient l'entièreté des monstres et rappelaient l'apparence d'un sol craquelé par la sécheresse. Entre ces plaques apparaissait une peau ou une chair plus sombre, qui pulsait lentement d'une lumière bleu acier. Une rangée de pointes descendait de la nuque jusqu'au bout de l'appendice caudale de ce cauchemar vivant. Et comme Voir plus