Une nonne en robe monastique noire, coiffée du voile blanc, est allongée sur un lit de bois rustique, les mains jointes en prière ou crispées sur les draps. De son ventre ouvert — sans sang ni réalisme anatomique, traité de façon symbolique comme une fente stylisée — émerge la tête puis le corps entier d’un dragon aux écailles hachurées, à la gueule béante ornée de crocs en zigzag, aux ailes membraneuses déployées en forme de losanges. Le dragon ne ressemble pas à un bébé : c’est une créature mythique complète, avec griffes recourbées et queue enroulée. L’arrière-plan est vide ou décoré de motifs géométriques simples (losanges, lignes brisées), comme dans les bordures de la Tapisserie de Bayeux. Le trait est grossier, au contour noir épais, la couleur ne figure pas dans l'image. Aucun visage d’enfant, aucune aura sainte, aucune lumière divine. Le style est naïf, presque caricatural, proche des marges de manuscrits gothiques ou des xylographies d’incunables. Le dragon est le personnage principal. Sur la droite on trouve la nonne et sur la gauche, un prêtre en prière. Les humains sont petits. Voir plus