genere une illustration pop art pour illustrer ce texte, **Quand lâarrestation des journalistes devient un rĂ©cit acceptable** Le fait est peut-ĂȘtre incertain, le rĂ©cit, lui, circule dĂ©jĂ Ă pleine vitesse. Des journalistes arrĂȘtĂ©s pour avoir fait leur travail. Des agents fĂ©dĂ©raux invoquant la protection des lieux de culte. Une foi mobilisĂ©e comme outil juridique. Quâil soit avĂ©rĂ© dans tous ses dĂ©tails ou non, ce rĂ©cit dit quelque chose de trĂšs prĂ©cis de lâĂ©tat mental et politique de lâAmĂ©rique contemporaine, et de la facilitĂ© avec laquelle une dĂ©mocratie accepte dĂ©sormais lâidĂ©e de sa propre mise sous tutelle morale. Ce qui frappe dâabord, ce nâest pas la brutalitĂ© supposĂ©e de lâĂ©vĂ©nement, mais sa crĂ©dibilitĂ© immĂ©diate. LâidĂ©e quâun journaliste puisse ĂȘtre interpellĂ© pour avoir couvert une manifestation, lâidĂ©e quâun service religieux devienne un sanctuaire juridico politique, lâidĂ©e quâun agent de lâICE puisse officier comme pasteur sans que cela choque immĂ©diatement lâopinion. Tout cela ne dĂ©clenche plus lâincrĂ©dulitĂ©. Cela dĂ©clenche un hochement de tĂȘte fatiguĂ©. Oui, bien sĂ»r. On en est lĂ . Le rĂ©cit Ă©voque une manifestation Ă St. Paul, une dĂ©nonciation publique, des arrestations en chaĂźne, journalistes compris. Il Ă©voque un nouvel appareil institutionnel, un prĂ©tendu Bureau de la foi, permettant de dĂ©tourner des lois fĂ©dĂ©rales conçues pour protĂ©ger la libertĂ© religieuse afin de neutraliser toute contestation. Il Ă©voque enfin un ciblage racial Ă©vident, des journalistes Mehr sehen