Sous les arbres tendus de lumière ou sur la plaine offerte l’exposition respire à ciel ouvert Les photographies accrochées au vent se balancent comme des feuilles vivantes Les regards passent de l’aile au pétale du pelage au vital Une chouette dévoile son plumage de satin dans le silence bleu du matin Le héron fait le professeur avec ses longues jambes de compas La grenouille nous nargue dans son miroir d’eau Le félin veut sortir du cadre Plus loin une fleur rouge ouvre sa gorge de pollen aux abeilles ivres de soleil Les chemins deviennent poèmes A chacun ses inspirations Les branches écrivent dans l’air des vers que les oiseaux terminent Ici le monde animal regarde le monde végétal Les racines dans la terre noire parlent la même langue que les migrations sauvages Ô promenade vivante où la photographie capture non pas des images mais des instants, des souffles Les herbes avancent entre les cadres les insectes traversent les couleurs et le ciel lui-même semble en osmose à l’instant La balade se termine avec dans le cœur le battement silencieux de la forêt et dans les yeux l’immensité lumineuse des plaines Mehr sehen