Mais je me souviens, parfaitement encore, Des parfums du jasmin et des myrtes en fleurs Flottant au-dessus des jardins d’Eden, Du murmure de l’eau ruisselant sur les pierres de la Fontaine, Des battements de ton cœur Qui faisaient trembler ta main Lorsqu’elle effleurait mon visage d’argile. Une caresse, un souffle suspendu, fragile, Une promesse confiée aux brumes du destin. Comment pourrais-je oublier ces yeux si grands, si brillants, Que j’aperçus, lorsque, enfin délivré de ma gangue de terre, Je pus entrouvrir mes paupières et poser mon regard Sur l’univers qui serait désormais le mien jusqu’à la fin des temps ? Mehr sehen