La bâtisse se dressait au bout d’un chemin envahi par les ronces, comme oubliée de tout. Ses fenêtres brisées ressemblaient à des orbites vides, et le vent s’y engouffrait en produisant un sifflement plaintif. À l’intérieur, l’air était froid, chargé d’une odeur de poussière et de bois pourri. Chaque pas faisait grincer le plancher, résonnant étrangement dans le silence pesant. Les murs étaient couverts de taches sombres et de papiers peints décollés qui semblaient se mouvoir à la lueur vacillante d’une lampe. Au fond du couloir, une porte entrouverte laissait filtrer un léger courant d’air, comme une respiration lente. On avait l’impression d’être observé, sans jamais pouvoir dire par qui… ou par quoi. Mehr sehen